1947-1954 Maryse ORGEAS

Maryse ORGEAS – 2e Reine d’Arles (1947-1954)
Elue avec six Demoiselles d’Honneur

Ninou DESPLACHES (première demoiselle d’honneur) – Arlette BARBIER – Lydie CHAUVET
Régine ESTELLON – Odette FAUCHIER – Rosette FRUCTUOSO

C’est le 27 avril 1947, jour de la fête des gardians et parmi une cinquantaine de jeunes filles, que Maryse Orgeas fut élue à l’unanimité. Le jury était composé notamment deux grands peintres, Léo Lelée et André Spitz, de la poétesse – Madame Bissière, et de la première Reine d’Arles – Angèle Vernet. 

Décrivant les Arlésiennes, Alexandre Dumas, écrivit « Elles sont belles, mais aussi gracieuses et distinguées. Leurs traits, sont d’une délicatesse extrême et appartiennent au type Grec« . Ce sont ces même termes que l’on aurait pu employer pour décrire Maryse Orgeas. D’ailleurs, le peintre Léo Lelée ne s’était pas trompé, lui qui connaissait bien la famille Orgeas (joailliers dans la rue de la République) et ayant vu une photo de Maryse en arlésienne n’eut de cesse de la pousser à se présenter, lorsqu’il y aurait une nouvelle élection.

Pour Léo Lelée, Maryse est la candidate idéale. Il en convainc les parents de la jeune fille et réussit à apaiser leurs réticences, car ils sont bien conscients que l’heureuse élue serait moins disponible pour les aider à la boutique. Par contre, l’ascension sociale de la jeune fille pourrait être une bonne publicité pour leur commerce.
Léo Lelée n’aura pas la chance d’assister à l’intronisation de celle qu’il se plaisait à appeler « sa reine » puisqu’il décédera le 26 juin 1947.

Maryse aimait la langue provençale, sa richesse et le pouvoir de ses mots. Parmi les nombreuses cérémonies qu’elle aura pu vivre, Maryse inaugurera la nouvelle statue de Frédéric Mistral en 1948 sur la place du Forum, statue hautement symbolique pour cette reine poétesse.

Elle aura mené un règne lumineux. En effet Maryse naturellement effacée, humble et timide, mais devenue reine par la volonté de Lelée, se sent investie d’une mission providentielle. Elle prend vite conscience de l’importance de son rôle d’ambassadrice qu’elle va remplir à merveille, car c’est la seule reine à être également artiste et poète, jouissant de l’admiration et de l’estime générales. 

Elle vivra une grande partie de son existence à Raphèle les Arles, dans son Mas Chanteclair. Une rue du village porte son nom.